
Original song from the play The Jackpot
Lyrics and music: Jean-Pierre Martinez
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The lyrics of the song
Au Café des sports, en face du cimetière
Les clients, c’est pas des milliardaires
Dès le matin, à six heures, accoudés au bar
Plantés devant un petit blanc ou un grand noir
Ils viennent chercher un peu de réconfort
C’est pas un club privé, le Café des sports
C’est pas une maison de retraite non plus
Ou le dernier endroit où l’on sort
C’est juste mieux que de rester dehors
Au Café des sports, en face du cimetière
Les clients, c’est pas des lumières
Allez venez milord
Au Café des sports
Quand on sera mort on n’y viendra plus
On passera juste de l’autre côté de la rue
Au Café des sports
Le sport c’est, à la télé
La belote de comptoir
Le loto, le tiercé
Du matin au soir
Et même les jours fériés
Au Café des sports
On trinque avec la mort
Avant de finir au fond d’une bière
Vous reprendrez bien une petite mousse
Au Café des sports, on fait des mots croisés
On lit le journal local, les chats écrasés
Et la rubrique nécrologique
Voir si on n’est pas nominés
Au Café des sports, pour l’apéro y’a pas d’heure
On ne fait pas de politique, et en avant la musique
Tout le monde gueule fort, mais tout l’monde est d’accord
Après deux ou trois verres, c’est presque le bonheur
Au café des sports, y’a que des bons vivants
Et des croque-morts parmi les clients
Au Café des sports, y’a que des morts-vivants
Sortis de là y’a que le cimetière qui les attend
Au Café des sports
On joue aux dés avec la mort
Tout le monde se connaît
Mais on ne connaît personne
On boit pour oublier
Qu’on a perdu la mémoire
Et qu’à la maison personne
Ne nous attend ce soir
Au Café des sports
En face du cimetière
Pendant la nuit
Les morts traversent la rue
Pour boire un verre
Entre amis
La vie est un film en noir et blanc
Ici tout le monde est déjà gris
On attend le mot de la fin, le générique
Au comptoir y’a que des cinéphiles
Des comédiens, des dialoguistes
On trinque aux films qu’on n’a pas vus
À tous ces livres qu’on a pas lus
Au Café des sports, en face du cimetière
Y’a plus d’espoir, mais y’a encore de la lumière
At the Sports Café, across from the cemetery,
The customers aren’t billionaires.
From six in the morning, leaning on the bar,
Planted in front of a small white wine or a strong black coffee,
They come looking for a little comfort.
It’s not a private club, the Sports Café.
It’s not a retirement home either,
Or the last place people go out to.
It’s just better than staying outside.
At the Sports Café, across from the cemetery,
The customers aren’t exactly geniuses.
Come on in, milord,
To the Sports Café.
Once we’re dead, we won’t come here anymore.
We’ll simply move across the street.
At the Sports Café,
Sport means television:
Counter-top card games,
Lottery tickets, horse racing,
From morning till night,
Even on public holidays.
At the Sports Café,
We drink with death.
Before ending up at the bottom of a beer glass,
How about another little pint?
At the Sports Café, we do crossword puzzles,
Read the local paper, the stories about run-over cats,
And the obituary section too —
Just to check we haven’t been nominated yet.
At the Sports Café, there’s no set hour for an aperitif.
We don’t talk politics — let the music play instead.
Everyone shouts loudly, but everyone agrees.
After two or three drinks, it’s almost happiness.
At the Sports Café, there are only bon vivants,
And undertakers among the regulars.
At the Sports Café, there are only living dead —
Once they leave, only the cemetery awaits them.
At the Sports Café,
We roll dice with death.
Everyone knows each other,
But nobody really knows anyone.
We drink to forget
That we’ve lost our memory,
And that back home
No one is waiting for us tonight.
At the Sports Café,
Across from the cemetery,
During the night
The dead cross the street
To come and share a drink
Among friends.
Life is a black-and-white movie.
Here, everyone is already grey.
We wait for the final line, the closing credits.
At the counter there are only film lovers,
Actors and dialogue writers.
We drink to the films we never saw,
To all the books we never read.
At the Sports Café, across from the cemetery,
There’s no more hope — but there’s still light.
