Brèves de trottoirs, la chanson

Couverture de la chanson Brèves de trottoirs de Jean-Pierre Martinez

Chanson originale de la comédie à sketchs Brèves de trottoirs

Paroles et musique : Jean-Pierre Martinez

Cette chanson peut être utilisée, sans obligation, dans le cadre d’une mise en scène, sur simple demande auprès de l’auteur et sans supplément de droits. Le fichier audio est disponible sur demande, après obtention préalable de l’autorisation de la SACD pour l’utilisation du texte de la pièce.

Pour toute utilisation, contactez l’auteur.

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Les paroles de la chanson

Si les trottoirs pouvaient parler
Ils en auraient des chose à raconter

Sur les trottoirs du monde entier
À chaque instant, le jour, la nuit
Comme sur la scène d’un cabaret
Se jouent des drames, des comédies

Goudron, pavé, ou terre battue
Depuis des siècles ils voient passer
Les élégantes comme les paumés
Les nantis, les naufragées de la rue

Amour furtif
Rendez-vous d’un soir
Coup de foudre, cœur à vif
Ruptures sans espoir

Battre le trottoir
C’est prendre le risque
Du jeu de l’amour et du hasard

Le trottoir est notre miroir
On s’y mire dans une flaque d’eau
Et quand il n’y a vraiment plus d’espoir
On finit dans le caniveau

On y verse des larmes
On y jette des ordures
On y a des fous rires
On y succombe à la luxure
On y trace des marelles
Des dessins à la craie
On y marche on y danse
On y aime en secret

Les trottoirs de ma ville
Sont une ardoise magique
Les témoins provisoires
De nos frasques pathétiques

Les trottoirs ont vu tomber
Des enfants, des empires
Ils ont vu des révoltes
Et des révolutions
Ils ont vu des brocantes
Et des arrestations
Des élus en campagne
Des enquêtes d’opinion
Des feuilles mortes en hiver
Et des fientes de pigeons

Les trottoirs de ma ville
Je les ai parcourus
En tout sens à toute heure
Et au coin de ma rue
J’ai fini par trouver
L’amour de ma vie
Avant que la fin de l’été
L’emporte dans un taxi

Les trottoirs de ma ville
Sont une ardoise magique
Les témoins provisoires
De nos destins tragiques

Le théâtre du monde
Se joue sur nos trottoirs
Au grand soleil le matin
Sous un réverbère le soir

Nous y jouons en public
Un personnage éphémère
On nous souffle les répliques
D’une vie imaginaire

Les trottoirs de ma vie
Sont une ardoise magique
Les témoins provisoires
D’une vie en sursis

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