
Chanson originale de la pièce Le Coucou
Paroles et musique : Jean-Pierre Martinez
Cette chanson peut être utilisée, sans obligation, dans le cadre d’une mise en scène, sur simple demande auprès de l’auteur et sans supplément de droits. Le fichier audio est disponible sur demande, après obtention préalable de l’autorisation de la SACD pour l’utilisation du texte de la pièce.
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Les paroles de la chanson
On donne souvent aux hommes
Des noms d’oiseaux
Il y a des dames, oiselles
Et y’a des dames, oiseaux
Ce ne sont que des mots
Mais cet album d’images
N’est pas à l’avantage
De ces nobles animaux
Y’a ceux qui ont une cervelle de moineau
Y’a des têtes de linotte à foison
Y’a ceux qu’on prend pour des pigeons
Y’a ceux qui se lancent des noms d’oiseaux
Y’a les buses, les dindes, les pintades
C’est pas vraiment un compliment
Qui dans la basse-cour se pavanent
Parce qu’ils sont fiers comme des paons
Y’a ceux qui se lèvent au chant du coq
Et ceux qui se couchent avec les poules
Les oiseaux de nuit qui dansent le rock
Et ceux qui couchent avec des poules
Partout y’a des drôles d’oiseaux
Les alouettes, on les plume
Et les perdreaux de l’année
On leur vole dans les plumes
Et puis y’a le coucou
Qui pond ses œufs dans le nid des autres
Le p’tit coucou à peine sorti de l’œuf
Qui tue la couvée dans l’œuf
Coucou, coucou, dis-moi la vérité
Combien de coups à la pendule
Combien d’hivers, combien d’étés
Combien d’années me restent à vivre
Dans les villages, y’a des corbeaux
Y’a des oiseaux de mauvais augure
Y’a ceux qui tournent comme des vautours
Et puis y’a ceux qui font l’autruche
Certains sont bavards comme des pies
Ou répètent tout comme des perroquets
Il y a des mouettes rieuses
Et des merles moqueurs
Certains trouvent l’oiseau rare
La poule aux œufs d’or
D’autres canards boiteux
Sont les dindons de la farce
Les hirondelles ne font pas toujours le printemps
Les migrateurs se font parfois sédentaires
Et dans leurs cages dorées, inséparables ou solitaires
Les perruches ne rêvent même plus de prendre leur élan
Coucou, coucou, dis-moi la vérité
Combien de coups à la pendule
Combien d’hivers, combien d’étés
Combien d’années me restent à vivre
On dépeint souvent l’homme
Avec des noms d’oiseaux
Il y a des dames, oiselles
Et y’a des dames, oiseaux
En ce miroir nous nous mirons
Oiseaux rares et drôles d’oiseaux
Comme des oisillons tombés du nid
Jetés dehors par un coucou
Coucou, coucou, dis-moi la vérité
Combien de coups à la pendule
Combien d’hivers, combien d’étés
Combien d’années me restent à vivre
