Les Naufragés du Costa Mucho, la chanson

Les Naufragés du Costa Mucho, la chanson inspirée de la pièce de Jean-Pierre Martinez.

Chanson originale de la pièce Les Naufragés du Costa Mucho.

Paroles et musique : Jean-Pierre Martinez

Cette chanson peut être utilisée, sans obligation, dans le cadre d’une mise en scène, sur simple demande auprès de l’auteur et sans supplément de droits. Le fichier audio est disponible sur demande, après obtention préalable de l’autorisation de la SACD pour l’utilisation du texte de la pièce.

Pour toute utilisation, contactez l’auteur.

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Écouter Les Naufragés du Costa Mucho

Paroles de la chanson Les Naufragés du Costa Mucho

Vous connaissez l’histoire
De Robinson, et de vendredi.
C’est l’histoire de ma vie,
Moi c’est arrivé un samedi.

On était partis en croisière,
Pour fêter notre anniversaire.
C’est vrai qu’après dix ans de mariage,
On a envie d’autres paysages.

Même si ça me coûte la peau des fesses,
Avec les excédents de bagages,
Je devais bien ça à ma princesse,
Je ne pensais pas rentrer à la nage.

On est les naufragés du Costa Mucho,
On est tombés à l’eau et dans l’oubli.
On est les révoltés du Bounty,
Une histoire à la noix de coco.
La vie est un naufrage,
Quand on a perdu ses bagages.
Gardons la tête hors de l’eau,
On est les naufragés du Costa Poco.

Embarqué le cœur léger,
Sur un paquebot flambant neuf,
Le paquebot a flambé,
Et me voilà déjà veuf.

J’étais au bal du Capitaine,
Je dansais une valse sur la scène,
Je portais mon plus beau costume,
Je ne le porterai plus qu’à titre posthume.

Je me réveille à demi nu,
Sur un îlot perdu
Ma femme a disparu.
Qui est cette inconnue ?

On est les naufragés du Costa Mucho,
On est tombés à l’eau et dans l’oubli.
On est les révoltés du Bounty,
Une histoire à la noix de coco.
La vie est un naufrage,
Quand on a perdu ses bagages.
Gardons la tête hors de l’eau,
On est les naufragés du Costa Poco.

Elle me parle de cinéma, de films d’art et essai,
D’exposition de peinture et de restos japonais.
Ma femme ne m’a jamais parlé de littérature.
Moi je ne lui parlais que de foot et de voitures.

Ça va être long l’éternité sur cette île déserte
Deux palmiers maigrelets, un peu de sable et c’est tout,
L’océan s’étale infini devant nous,
À l’horizon aucun navire, aucun hélicoptère.

Elle me parle de sa mère et de son chat angora,
Moi je ne pense qu’à bouffer, je boufferais même son chat.
On est à court de vivres, je ne sais même pas pêcher
On va mourir de faim, sur ce bout de rocher.

Est-ce qu’on est déjà morts,
Ou est-ce une renaissance ?
Peut-être juste en vacances,
En route vers d’autres ports
Nouveau départ deuxième chance.
La vie est un voyage
Qui se termine en naufrage.
Profitons de chaque escale
Ça ne peut pas faire de mal.

Nous sommes les citoyens d’un paradis fiscal,
Nous serons les souverains de ce monde idéal.
Nos souvenirs s’effacent, notre mémoire prend l’eau.
Le soleil a eu raison de mon pauvre cerveau.

On est les naufragés du Costa Mucho,
Voyageurs médusés sur un pauvre radeau,
La vie est un naufrage, oui, mais tant qu’il fait beau,
Viens, mon amour… dansons notre dernier tango.

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