
Original song from the play Preliminaries
Lyrics and music: Jean-Pierre Martinez
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Listen to "Préliminaires"
Lyrics
Au café le matin, chaque jour à la même heure,
Je t’aperçois de loin c’est mon petit bonheur,
Et de sourires en coin en regards dérobés
Je fantasme en secret sur nos baisers volés.
Toujours à la même table un carnet à la main,
tu dessines ta vie dans un journal intime.
et chaque jour qui passe je remets à demain
l’incertaine perspective de nos plaisirs infimes
De rendez-vous manqués en consultation libre
Maintenons en secret ce fragile équilibre
Pour toujours préservons notre part de mystère,
Restons-en à jamais à nos préliminaires.
Si je me croisais dans un café comme le nôtre,
Aurais-je la moindre chance de passer pour un autre ?
Est-ce que j’ai vraiment l’air d’être ce que je suis ?
Aurais-je un petit air de ne pas être d’ici ?
Chaque rencontre est une fin et non pas un début,
La promesse d’un voyage, sur un malentendu.
Demain, demain peut-être j’irai vers toi mon rêve,
Mais aujourd’hui encore accordez-moi une trêve.
De rendez-vous manqués en consultation libre
Maintenons en secret ce fragile équilibre
Pour toujours préservons notre part de mystère,
Restons-en à jamais à nos préliminaires.
Inventons-nous une autre histoire, oui mais laquelle ?
De ces histoires d’amour nous nous choisirons celles
Que l’on n’a pas vécues. Les romances irréelles
De toutes les histoires sont de loin les plus belles.
Au café ce matin la chaise est restée vide.
Mon express ce matin a un goût insipide
Je regarde la vitrine gardant encore espoir,
De voir sa silhouette surgir sur le trottoir.
De rendez-vous manqués en consultation libre
Maintenons en secret ce fragile équilibre
Pour toujours préservons notre part de mystère,
Restons-en à jamais à nos préliminaires.
At the café every morning, always at the same hour,
I catch sight of you from afar — my little daily joy.
From sideways smiles to stolen glances,
I secretly dream of our stolen kisses.
Always at the same table, a notebook in your hand,
You sketch out your life in a private diary.
And with each passing day I put off till tomorrow
The uncertain promise of our tiny pleasures.
From missed encounters to walk-in consultations,
Let us secretly preserve this fragile balance.
Forever let us keep our share of mystery,
Let us remain forever at our preliminaries.
If I ran into myself in a café like ours,
Would I stand the slightest chance of passing for someone else?
Do I really look like who I truly am?
Might I seem a little like I don’t belong here?
Every meeting is an ending, never a beginning,
The promise of a journey born from misunderstanding.
Tomorrow, perhaps tomorrow, I will walk toward you, my dream,
But today once again, grant me a reprieve.
From missed encounters to walk-in consultations,
Let us secretly preserve this fragile balance.
Forever let us keep our share of mystery,
Let us remain forever at our preliminaries.
Let us invent another story for ourselves — but which one?
Among all those love stories, we shall choose
The ones we never lived. Unreal romances
Are by far the loveliest of all stories.
At the café this morning, the chair remained empty.
My espresso today tastes strangely bland.
I keep watching the window, still holding on to hope,
To see your silhouette appear along the pavement.
From missed encounters to walk-in consultations,
Let us secretly preserve this fragile balance.
Forever let us keep our share of mystery,
Let us remain forever at our preliminaries.
